lundi 29 novembre 2010
Singapour
vendredi 19 novembre 2010
Gunung Burangrang
Tout commence sous la pluie à 5h30 du matin...
Cette rando s'est terminée dans une petite gargote (en face exactement de l'endroit où est prise la photo ci-dessus) autour d'une bonne Bintang bien tiède (et bien méritée après 7 heures de marche) et dans de grands éclats de rire avec le Scottish du groupe!lundi 15 novembre 2010
Le palmier à huile
Nous avons accompagné Elisha, du département de la recherche au sein du syndicat paysan avec lequel je travaille (Serikat Petani Indonesia, qui en passant assume également le secrétariat tournant de la Via Campesina, syndicat mondial d'agriculteurs familiaux et de paysans sans terres, dont est notamment membre la Confédération paysanne en France, avec son illustre représentant au Parlement européen, José Bové ; je pourrais continuer longtemps à digresser ainsi mais je vous sens déjà perdus dans ces circonvolutions). Donc Elisha mène - grâce à un financement du CCFD-Terre Solidaire - une étude sur les conditions socio-économiques des petits producteurs de palmier à huile. Ce qui nous a conduit à Jambi, sur l'île de Sumatra, à la rencontre des dits producteurs.
Alors le palmier à huile ça donne des paysages magnifiques de monoculture, genre désert végétal ondulant sous le vent (enfin presque), et pour un peu on se croirait dans les plaines de la Beauce, à contempler l'extraordinaire diversité de l'horizon.
En détail, ca donne ça :
Et pour les incultes qui (comme nous) ne savaient pas à quoi ressemble le fruit du palmier à huile (en fait c'est pas des noix de coco) duquel on extrait l'huile la moins chère du monde ; une succulente huile de friture que vous trouverez dans tous les aliments industriels sous la douce appellation d'huile végétale hydrogénée, mais qui sert également dans les cosmétique ou pour remplacer (criminellement) le diesel dans nos moteurs, voici:
Reste les petits producteurs, puisque quand même 30% de la production indonésienne (premier producteur mondial) d'huile de palme provient de petits exploitants, qui cultivent généralement 4 hectares de terres reçues du gouvernement lors des programmes de transmigration qui visaient (notamment) à dépeupler l'île de Java pour mettre en valeur les îles secondaires, dont Sumatra. Je vous cache pas qu'on était assez émoustillés, après 5 ans d'études en agronomie, à l'idée de rencontrer de véritables paysans en chair et en os.
Et ça c'est de l'hévéa, et ça sent pas bon, mais on s'est bien marré avec le monsieur dont j'ai oublié le nom à qui je dédie cette photo (qui en passant s'est fait expulser de ses terre par un projet soutenu par Mosieur le prince Charles, de conservation de la forêt pour la réduction des gazs à effet de serre européens, le (criminel également) mécanisme REDD) et avec qui j'ai fumé des kretek au clou de girofle jusqu'à point d'heure.
dimanche 14 novembre 2010
La plage aux tortues
Nous avons donc passé un certain temps à admirer la vie des tortues, mais on a aussi fait une superbe et longue marche sur la plage. Destination les plages désertes, suivez le guide, et n'oubliez pas la crème solaire sur les pieds...
mardi 19 octobre 2010
Jakarta
En sortant de ces tours d'ivoire, c'est le genre de kampung vers lesquels on se dirige, là qu'on habite, très terre à terre, mais tellement plus proche des réalités :jeudi 7 octobre 2010
Nouvelle Rumah (bis)
Menfin l'un dans l'autre on commence à se plaire !
lundi 6 septembre 2010
Belajar, belanda dan wisata
Le sultanat de Jogjakarta est un peu la capitale culturelle de Java, sinon de l’Indonésie, tant sur le plan de la tradition que pour la jeunesse indonésienne en voie de dépravation ou pas. Logiquement on a fait les touristes, ouvert le guide à la page « à voire, à faire » et on a suivi le troupeau. Menfin pas trop non plus. Si on a sacrifié quelques belles journées à dénicher d’authentiques batiks imprimés à la machine, une ou deux soirées à regarder un spectacle de marionnettes (leurs ombres à vrai dire), visiter le palais du sultan, ou revivre le Ramayana tout en danses et en musique (le gamelan) au pied du temple de Prambanan, on a également passé de nombreuses heures à flâner sans but dans la ville, à apprécier son calme (tout relatif mais saisissant quand on arrive de Jakarta). Ceci dit, après 6h de cours quotidiens, on a aussi et surtout passé du temps dans les transats à essayer de faire rentrer toutes ces structures et le vocabulaire dans nos petites têtes. Et curieusement, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas été aussi motivés pour faire nos devoirs. L’Indonésien a beau être une langue relativement simple, les sonorités et le vocabulaire sont entièrement nouveaux, et entre Kami et Kamis, ou bien entre Kanan, Kapak, Kapal, Kapan, Karet, Kasar, Kasih, Kasir, Katak, Kaya et Kayu, les nuances à l’oral sont assez subtiles. Bref, on ne peut décemment pas avoir une conversation sérieuse en Indonésien, mais pour ce qui est de faire connaissance (kenal-kenalan) et de commander à bouffer on commence à gérer, quoique pendant le Ramadan c’est pas toujours évident de commander à manger.
Et pour finir ce périple quelque peu bucolique, on est allés se recueillir à Borobodur, ancien temple bouddhiste du 9ième siècle, où on a déambulé dans le sens des aiguilles du montre sur les 8 niveaux et 5km de frises, pour accéder à la stupa sommitale (et à une bien bonne réincarnation pour ce qui est des projets à long terme).