vendredi 20 août 2010

Malaisie

Comme prévu, on est allés quelques jours en Malaisie la semaine dernière. Comme on était un peu limite niveau organisation (beaucoup de travail en Indonésie...oui oui), on est arrivés comme des fleurs à Kuala Lumpur. On savait pas vraiment grand chose de notre programme, ni à quoi s'attendre en arrivant.
Et bien première impression en arrivant de Jakarta: une grande ville, des buildings partout, des trottoirs propres, un métro, mais surtout quinze fois moins de monde sur les routes et dans les rues... Un grand changement pour nous!

On a passé une nuit dans une auberge de routards. Ambiance très sympa, mais la question "Et vous alors? Vous êtes en voyage depuis combien de temps?" est fatale. C'est toujours assez étrange de passer du temps dans les lieux de bagpacking quand on est pas soi-même dans le coup. "En fait on travaille à Jakarta"... Je vous laisse imaginer les réponses possibles.
On se pose donc pas mal de question sur cette manière de voyager. Quel intérêt d'aller retrouver à chaque étapes les autres bagpackers? Comment s'imprégner d'une culture, d'une langue, de coutumes, lorsque l'on change de ville ou de pays aussi régulièrement? L'intérêt est-il donc d'en voir le plus possible ou le mieux possible?
Un vrai débat à lancer, d'ailleurs si certains veulent donner leur avis, vous êtes bienvenus (je pense notamment aux voyageurs Paulet, à YounneCloé, aux istomiens...).

Revenons en à notre histoire en Malaisie. Malgré l'intérêt que présentait les tours Petronas et autres grands building, mais surtout malgré le super quartier Indien (Little India), on a filé pour une petite ville bien plus tranquille au Sud de KL.

Tours Petronas

Melaka (qui a donné son nom au détroit) est une ville qui a gardé les traces de chacun des colonisateurs qui sont passés après les commerçants arabes, indiens et chinois (Melaka est situé à la croisée des deux moussons Est et Ouest): les portugais, les hollandais, les anglais, puis re-les hollandais et pour terminer (suite à un échange furtif) re-les anglais... Toute une histoire...

Je voulais voir la mer...... On a vu la mer

Adrien voulait du typique...
Ancienne mairie Hollandaise

...On a eu du typique (ici temple chinois)

Ce qu'on a vraiment trouvé chouette, c'est que la Malaisie est un pays multiculturel, qui donne sa place à chaque communauté dans les villes. On a pu manger indien pendant 4 jours, on était contents!

Pour clore notre périple, on devait retrouver Brigitte quelque part puisqu'elle était aussi en Malaisie. Finalement on a pas réussi, et on est retournés à KL, où on a été super bien reçus chez Orianne (volontaire psychologue à KL et cousine de Maylis).

Au final l'objectif premier était de renouveler nos visas, et ca a marché. La prochaine fois on ira ailleurs, et peut-être un peu plus longtemps si on peut.

vendredi 6 août 2010

Nouvelle rumah!


Nous avons quitté notre petit quartier de Mampang Prapatan direction la maison du bonheur. Nous avons eu la chance de rencontrer Isabelle, une belge qui travaille dans les mêmes bureaux qu'Adrien, et qui nous a laissé sa maison pour le mois. Dans un quartier beaucoup plus calme, notre grande maison nous permet de déconnecter de la folie de Jakarta. De la verdure, des courants d'air, peu de voitures, le bonheur!


Finalement on va pas pouvoir en profiter tant que çà puisque nous allons partir mercredi prochain en Malaisie (renouvellement de visas oblige) pour quatre jours, puis ensuite les deux dernières semaines d'Août à Yogyakarta pour enfin apprendre le Bahasa Indonesia! Et oui, Assimil c'est bien, mais c'est difficile à utiliser au jour le jour (on se sent bête quand on pose des question en bahasa qu'on a appris dans assimil, et puis qu'on comprend rien à la réponse...). Donc pendant le Ramadan, où le boulot sera moins intense pour Adrien, et les recherches moins fructueuses pour moi, on sera sur les bancs.


Autrement on augmente notre répertoire de bestioles bizarres et pas très agréables. Mais sous la moustiquaire tout va mieux.


Seul bémol à cette chouette rumah, elle se situe à la croisée des ondes sonores de toutes les mosquées environnantes... Arg... Depuis cinq jours, toutes les nuits, on a le droit aux appels à la prière aux environs de 4-5h du matin. Je me demande si il n'y a pas des amplis cachés sous la fenêtre... Adrien a la chance d'avoir un sommeil de plomb! Pas moi, je prends un rythme assez spécial qui consiste à attendre une heure au milieu de la nuit que les chanteurs se calment, au moins ceux qui chantent faux (parce qu'il y en a...).


Voilà pour les nouvelles fraîches, on vous cache pas qu'on a hâte de s'échapper de Jakarta, ne serait-ce que pour quelques jours. Quand on rentre le soir après avoir passé près d'une heure dans le Kopaja (le seul bus dont on connaît l'itinéraire approximatif), serré comme des sardines, avec parfois tout le corps dehors pour essayer de rentrer dedans, et bien on est littéralement lessivés.

mardi 3 août 2010

vendredi 30 juillet 2010

Tinggal di mana? Di Mampang Prapatan...

Mampang Prapatan...


Agrandir le plan

C'est le quartier où on est installé depuis notre arrivée, et où Adrien travaille. En fait Jakarta, c'est des gros boulevards passants et embouteillés. Puis perpendiculaire à ce grand axe, des petites ruelles, à peine assez larges pour que deux voitures se croisent. Ces gros boulevards sont peu nombreux par rapport à l'étendue de Jakarta, mais hyper empruntés. Dès qu'on s'engouffre à gauche ou à droite, c'est un autre monde qui s'ouvre.

Les gens sont dans la rue comme s'ils étaient dans leur jardin, les enfants jouent, les warung makan fument d'odeurs de fritures, les plantes vertes décorent... Entre deux de ces petites ruelles, des boyaux étroits donnent accès à toutes sortes d'habitations. Le schéma n'est pas le même dans toute la ville, mais Mampang c'est comme çà. Jakarta donne l'impression d'une ville construite de manière assez sauvage: les gens s'installent, donc la ville s'agrandit.
Ces "boyaux" de Jakarta sont de loin les plus accueillants et chaleureux...


mercredi 28 juillet 2010

Selamat datang di Jakarta...

Ville tentaculaire de quelques 15 millions d'habitants. Au début on y croit pas, puis on prend le taxi entre l'aéroport et Jakarta, et on comprend... Il va falloir admettre qu'on est pas venus pour chercher la solitude.

Le grouillement incessant des voitures, taxis, minibus et des 8 millions de motos promet de nous initier rapidement à la débrouille du piéton. On regarde à gauche, à droite, à gauche (ou plutôt à droite, à gauche, à droite) avant de traverser. On vérifie qu'une moto va pas nous arracher le bras quand on marche sur ce qu'on pourrait appeler un trottoir.

Les gens qui travaillent à Jakarta ne doivent pas beaucoup dormir. Il faut compter une à deux heures pour traverser la ville aux heures de pointe. Sans compter qu'une grande partie des travailleurs habitent en dehors de la ville... Je vous laisse imaginer le nombre d'heures que les gens passent dans les embouteillages!

Ici, il est donc stratégique de trouver un logement à proximité de son travail, çà c'est noté pour nos prospections de logement. Sinon, ne pas oublier de prendre en compte: la distance à la mosquée (à quatre heure du matin c'est dur...), la distance au premier gros boulevard (plus on en est loin, plus on respire) et puis si on peut, la moyenne du nombre de rats aperçus à la nuit tombée...

Bon, il faut absolument pas vous formaliser, ce sont des premières impressions! Il faut venir nous voir au contraire!! Et puis surtout, ce qu'on vous dit pas, c'est qu'il y a pleins de choses à faire en Indonésie!

Et puis pour les architectes et autres intéressés, voilà quelques photos des buildings qui poussent comme des champignons (ici c'est chantier jours et nuits, même le week-end).